Vécu de patient
Marie a dormi tard samedi dernier. Quand elle s'est
levée vers 10 heures,
elle a pris son café en lisant le journal. Elle s'est habillée
vers midi puis est partie voir ses parents. Elle a passé l'après
midi à grignoter et à jouer au badminton avec sa nièce
et son neveu jusqu'au moment du repas servi vers 19 heures. Juste une journée
de détente à ne rien faire ! Tout ceci serait terriblement banal
si Marie n'était pas diabétique.
Comme beaucoup d'autres personnes diabétiques insulinodépendants,
Marie vivait depuis des années avec les contraintes horaires des injections
d'insuline et des repas, se sentant frustrée par ces obligations. Pour
bien des personnes, il est très contraignant de respecter des horaires
stricts :
- se réveiller tous les jours à la même heure, sans exception, pour injecter son insuline
- manger à heure fixe sans tenir compte de son appétit ou d'occasions particulières, et, malgré tout, se trouver confronté aux conséquences de glycémies trop élevées ou trop basses dès qu'un changement, souvent inévitable, survient dans les horaires et les activités.
Qu'est-ce qui a changé ?
Depuis plusieurs mois maintenant, Marie utilise, sur recommandation de son
diabétologue, une pompe à insuline. Pratiquement dès
les premiers jours, elle a retrouvé la liberté de faire ce
dont elle a envie : « Avec la pompe, j'ai l'impression
d'être sortie de cette prison dans laquelle je me suis retrouvée
le jour où mon diabète a été diagnostiqué. »
François a débuté le traitement par pompe il y a deux
ans, mais pour des raisons tout à fait différentes. Discipliné,
il n'a jamais eu de problèmes à suivre des règles strictes. « Je
suis prêt à faire tout ce qu’on me demande, dit-il,
mais je commençais à perdre patience. Quoi que je fasse - quatre
injections par jour, un contrôle constant et un régime bien étudié -
je n'arrivais pas à obtenir un équilibre glycémique satisfaisant ».
François doit à la pompe un équilibre plus stable. Ces
variations rapides de glycémies ont presque disparu. « Mon
hémoglobine glycosylée n'a baissé que de 0,5 % depuis
que j'utilise la pompe, mais ce qui est plus important, mes hypoglycémies
ont presque disparu et je me sens beaucoup mieux. »
François et Marie - acteurs de leur état - illustrent
les deux raisons principales pour lesquelles de nombreuses personnes choisissent
un traitement par pompe à insuline, c'est à dire obtenir un meilleur
contrôle glycémique, minimiser les risques de complications liées à la
maladie et améliorer leur qualité de vie.
