Les disparités entre femmes et hommes en matière de santé sont toujours bien réelles aujourd’hui en France.

Les différences biologiques seules ne suffisent pas à expliquer ce contraste. Nombre de ces disparités sont liées aux représentations sociales associées au genre féminin qui influencent l'attitude et les comportements des patients, du corps médical et des chercheurs.

L’un des exemple le plus médiatisé pour illustrer les nombreux exemples d’obstacles culturels, économiques ou politiques qui viennent interférer dans la prise en charge des patientes et dans leur parcours de soins est sans doute celui de l’infarctus du myocarde.

L’infarctus du myocarde est sous diagnostiqué chez les femmes, car les médecins, mais aussi la population en général, associent cette maladie au profil d’un homme d’une quarantaine d’années stressé au travail et éventuellement touché par le surpoids et l’addiction à la nicotine et/ou l’alcool ; et près de la moitié des femmes de moins de 60 ans victimes d'un infarctus du myocarde n'ont pas ressenti les symptômes classiques chez les hommes. Les conséquences de ce biais culturel sont une sous-représentation des femmes dans les essais cliniques et une mortalité supérieure des femmes victimes d’accidents cardiaques : ces accidents sont fatals chez 55% des femmes contre 43% des hommes1.

Plus largement, le retard dans la prise en charge de certaines pathologies chez les femmes s’explique parfois par un mauvais diagnostic de leurs symptômes qui sont associés à tort à un état émotionnel fragile ou un état de stress.   

Par ailleurs, les femmes sont davantage sujettes aux pathologies liées au niveau de revenu et au milieu social, comme l’obésité : 30,6% des femmes touchant moins de 450€ par mois sont obèses, contre 18,7% des hommes.2

Enfin, de telles inégalités se retrouvent également dans le cadre professionnel puisque 8,5% des femmes salariées n'ont jamais bénéficié d'une visite médicale, contre 4% pour les hommes1.

Ainsi, les femmes, si elles ont une espérance de vie plus élevée que les hommes, vivent un plus grand nombre d’années avec des incapacités3, et se retrouvent plus souvent en situation d’isolement ou de précarité.

Ces inégalités encore nombreuses face à l’accès à des soins de qualité restent souvent passées sous silence et ont été longtemps écartées du débat public, alors même que ces réflexions autour de la santé de la femme représentent un enjeu fondamental pour faire avancer notre système de santé, et il faut agir avec force pour élaborer en la matière de nouveaux objectifs de santé publique.

Les équipes de Medtronic s’engagent au quotidien à travers le monde pour améliorer l’accès à des soins de qualité pour tous, sans discrimination, et participent aux campagnes de sensibilisation du grand public aux pathologies touchant les femmes, sur des sujets comme l’incontinence urinaire ou les pathologies cardiovasculaires lors de la journée GoRed.

Avancer Ensemble pour réduire l’inégalité d’accès aux soins, à la recherche, au diagnostic et au traitement des maladies chroniques, c’est faire en sorte que nos technologies, nos solutions et services soient les relais de véritables avancées égalitaires, répondent à notre engagement sociétal d’entreprise et contribuent à relever le défi majeur de la modernisation de notre système de santé. Une démarche collaborative et engagée pour souligner que bien que les soins soient principalement dispensés par les femmes, celles-ci ne bénéficient pas toujours des soins dont elles ont besoin et que nous méritons tous.

Références

2

Le niveau de revenu et le milieu social ont une influence sur le risque d’obésité et de surpoids. Une étude menée par l'Inserm montre que parmi les femmes gagnant moins de 450 euros par mois, 30,6% sont obèses. Chez celles qui gagnent plus de 4 200 euros par mois, le taux atteint 7%. Cette différence est beaucoup moins flagrante chez les hommes. 18,7% de ceux qui gagnent moins de 450 par mois sont obèses contre 9,1% de ceux qui gagnent plus de 4200 euros.