Les options thérapeutiques
Malheureusement, la mort subite peut frapper
n'importe qui. Un arrêt cardiorespiratoire est imprévisible et peut
frapper n'importe qui, n'importe quand et n'importe où - même des
adolescents. Bien qu'une maladie cardiaque préexistante soit une
cause courante d'arrêt cardiaque, de nombreuses victimes n'ont jamais eu
de problèmes cardiaques. Et le risque augmente avec l'âge.
Sans traitement immédiat, seulement 5 à 10% des personnes
survivent à un arrêt cardiorespiratoire. Mais des taux de survie
supérieurs à 50% ont été obtenus là où
des programmes de mise en place de défibrillateurs externes automatiques
(DEA) ou semi-automatiques (DSA) ont été instaurés. Le taux
de survie peut être encore plus élevé si la victime est traitée
dans les trois minutes suivant l'arrêt cardiaque.
Traitement d'urgence de l'ACR
Le traitement d'urgence d'un ACR s'impose lorsque
:
- le cour d'une personne cesse
brusquement de propulser le sang vers le reste du corps à cause
d'une fibrillation ventriculaire
- la personne a perdu conscience
Le traitement d'urgence d'un ACR vise à maintenir
la circulation du sang dans le corps.
Il consiste généralement en deux interventions :
- Une réanimation cardiopulmonaire
(RCP) -qui maintient la circulation sanguine. La RCP consiste en
un massage du cour (les mains comprimant la cage thoracique) et une ventilation
par insufflation orale (bouche à bouche) selon un certain rythme. Ces
actions maintiennent la circulation du sang et de l'oxygène dans l'organisme.
La RCP est souvent utilisée en première urgence jusqu'à
ce qu'un défibrillateur externe puisse être appliqué pour
rétablir le rythme cardiaque.
- Une défibrillation externe -
qui redémarre le système électrique du cour.
La défibrillation externe consiste à appliquer un choc électrique
au cour à l'aide palettes dures placées sur le thorax afin
de rétablir le rythme cardiaque normal. La défibrillation externe
peut être effectuée à l'aide d'un défibrillateur
externe manuel ou d'un défibrillateur
externe automatique (DEA) ou semi-automatique
(DSA). Dans ce cas les palettes dures sont remplacées par des électrodes
conductrices adhésives.
Lorsqu'une personne a été réanimée
après un ACR, elle doit être transportée à l'hôpital
pour la poursuite du traitement. Des tests diagnostiques peuvent fournir des
détails sur la pathologie qui est à l'origine de l'arrêt
cardiorespiratoire. Un rythmologue utilise les résultats des tests diagnostiques
et les antécédents médicaux de la personne pour déterminer
les options thérapeutiques.
Des
recommandations ont été publiées récemment à
l'intention de la communauté médicale par la Société
Européenne de Cardiologie pour la classification des risques et la prévention
de la mort subite par arrêt cardiorespiratoire ainsi que par l'European
Resuscitation Council sur les modalités d'application des gestes d'aide
à la survie. Ces deux organismes sont en accord avec l'American Heart
Association qui édicte les règles de prise en charge des arrêts
cardiaques et des pathologies cardiovasculaires.
Prévenir
et traiter le recurrence de l'arrêt cardiorespiratoire
Pour les personne menacées d'une mort subite par arrêt cardiorespiratoire
(ACR), les options thérapeutiques suivantes peuvent être utilisées
conjointement comme traitement au long cours pour la prévention de l'ACR
:
- 1° des médicaments pour traiter
les troubles du rythme cardiaque (antiarythmiques)
- 2° des dispositifs médicaux implantables
: le défibrillateur automatique
implantable (DAI) pour un traitement immédiat lorsqu'une arythmie
cardiaque rapide dangereuse survient. Un défibrillateur implantable
détecte les rythmes ventriculaires anormalement rapides (tachycardie
ventriculaire (TV) ou fibrillation ventriculaire (FV)) et rétablit
un rythme cardiaque normal. Les défibrillateurs automatiques implantables
aident des dizaines de milliers de personnes à mener une vie active
et épanouie. Ces appareils salvateurs constituent la première
ligne de défense contre la mort subite par arrêt cardiorespiratoire.
- 3° des techniques chirurgicales : ablation
par radiofréquence dans laquelle un ou plusieurs cathéters
sont introduits dans les vaisseaux sanguins et guidés par rayons X
jusqu'au muscle cardiaque. Une rafale d'énergie de radiofréquence
détruit les petites zones tissulaires qui donnent lieu aux signaux
électriques anormaux. Pour un faible pourcentage de personnes, l'ablation
par radiofréquence peut s'avérer le traitement le plus approprié.
Pour de plus amples informations sur les facteurs
de risques associés à l'arrêt cardiorespiratoire ou savoir
ce qu'il convient de faire dans une situation d'urgence, merci de vous référer
au site www.arret-cardiaque.com.
|