QU’EST-CE QUE L’ŒSOPHAGE DE BARRETT?

L’œsophage de Barrett est une maladie précancéreuse qui affecte les muqueuses de l’œsophage.

ŒSOPHAGE DE BARRETT

L’œsophage de Barrett est une maladie précancéreuse qui affecte les muqueuses de l’œsophage. Elle est causée par un reflux des acides gastriques et des enzymes dans l’œsophage. Avec le temps, les reflux acides causent des lésions chroniques qui modifient les cellules de l’œsophage. Les patients souffrant de reflux gastro-œsophagien pathologique (RGO) non traité développent fréquemment l’œsophage de Barrett1. On estime que plus de 95 % des patients atteints de cette maladie souffrent également du RGO2.

800 000 Canadiens sont atteints de l’œsophage de Barrett et près de la moitié d'entre eux n'ont aucun symptôme3. Cette maladie constitue le principal facteur de risque de développer le cancer de l’œsophage et peut en augmenter de 50 fois ou plus les risques4‑7.

Infographie démontrant les risques de cancer de l’œsophage chez les patients atteints de l’œsophage de Barrett.

SYMPTÔMES DE L’ŒSOPHAGE DE BARRETT

L’œsophage de Barrett peut être asymptomatique8. Toutefois, des examens peuvent être nécessaires si le patient présente des symptômes associés au RGO, notamment des brûlures d’estomac chroniques, de la difficulté à avaler, des nausées et des douleurs thoraciques.

Outre les brûlures d’estomac chroniques, d’autres facteurs peuvent rendre les personnes vulnérables à l’œsophage de Barrett, dont ceux-ci9 :

  • Obésité
  • Origine ethnique caucasienne
  • Antécédents familiaux
  • Sexe (masculin)

Si vous croyez être atteint de l’œsophage de Barrett, consultez un gastroentérologue pour vous en assurer. L’œsophage de Barrett ne peut pas être diagnostiqué uniquement d’après ses symptômes. Une endoscopie digestive haute est nécessaire pour poser un diagnostic. 

Un homme tousse, assis dans la cuisine à côté de sa femme.

PROGRESSION ET COMPLICATIONS DE LA MALADIE

L’œsophage de Barrett est susceptible de s’aggraver progressivement, ce qui peut provoquer un type de cancer de l’œsophage : l’adénocarcinome5, 6, 10.

L’œsophage de Barrett présente trois stades allant de la métaplasie intestinale sans dysplasie à la dysplasie de haut grade. La dysplasie est la croissance anormale de cellules à l’intérieur des tissus de l’organisme. La dysplasie ne consiste pas en un type de cancer en soi, mais augmente les risques de le développer, d’où la recommandation des lignes directrices médicales de la traiter11, 12.

  • Métaplasie intestinale sans dysplasie : Il y a présence d’œsophage de Barrett, mais aucun signe de changements précancéreux n’est visible dans les cellules de la muqueuse de l’œsophage.
  • Dysplasie de bas grade : Les cellules présentent des signes précurseurs de changements précancéreux qui pourraient mener au cancer de l’œsophage.
  • Dysplasie de haut grade : Les cellules de l’œsophage présentent un degré élevé de changements précancéreux. La dysplasie de haut grade pourrait être le dernier stade avant le cancer de l’œsophage.

Stades de l’œsophage de Barrett

  1. Un œsophage normal et sain
  2. Un œsophage endommagé par une exposition prolongée à de l’acide gastrique
  3. Des tissus affectés par l’œsophage de Barrett
  4. L’œsophage de Barrett avec dysplasie
  5. L’adénocarcinome de l’œsophage
Illustration des stades des lésions de l’œsophage causées par le RGO, l’œsophage de Barrett et le cancer de l’œsophage.

ADÉNOCARCINOME DE L’ŒSOPHAGE

Le cancer survient au stade où les cellules anormales associées à l’œsophage de Barrett connaissent une croissance rapide et non contrôlée. Elles envahissent les couches profondes de l’œsophage. Ce type de cancer de l’œsophage se nomme adénocarcinome de l’œsophage et peut se propager au-delà de l’œsophage.

Bien que les cancers de l'œsophage soient encore considérés comme relativement rares au Canada, le taux d'incidence de l’adénocarcinome de l'œsophage a doublé au cours des deux dernières décennies. Des augmentations similaires ont été observées en Angleterre, en Nouvelle-Zélande, en Australie et dans certaines parties de l'Europe. Les patients atteints de l’œsophage de Barrett sont 30 à 125 fois plus à risque de développer l’adénocarcinome que les autres patients16. Seulement 14 % des patients ont une espérance de vie de cinq ans et plus à la suite d’un diagnostic de cancer de l’œsophage14.

Heureusement, il existe un traitement. Il a été démontré que l’ablation par radiofréquence éradique l’œsophage de Barrett et rend le patient moins à risque de développer la dysplasie de haut grade et l’adénocarcinome de l’œsophage8, 17, 18.


Information and resources on this site should not be used as a substitute for medical advice from your doctor. Always discuss diagnosis and treatment information including risks with your doctor. Keep in mind that all treatment and outcome results are specific to the individual patient. Results may vary.

1

Dymedex Market Development Consulting, Strategic Market Assessment, Barrx, le 30 octobre 2014. Références 1, 3 à 5, 7 à 13, 15, 16, 20 à 23, 25, 27 à 29, 40 à 44, 46, 48 à 50, 54 à 59, 62 à 66, 68 à 75, 78, 79, 81, 82, 87 à 89 et 97 de la liste complète des références, accessible à http://www.medtronic.com/giclaims.

2

S. J. Spechler, « Barrett’s esophagus », The New England Journal of Medicine, vol. 346, nᵒ 11 (2002), p. 836‑842.

3

CDHF, http://cdhf.ca/en/disorders/barretts-esophagus/section/overview

4

National Cancer Institute, Cancer Statistics Factsheets: Esophageal Cancer, Bethesda (Maryland). Tiré de http://seer.cancer.gov/statfacts/html/esoph.html.

5

P. J. De Jonge, M. Van Blankenstein, C. W. Looman, M. K. Casparie, G. A. Meijer et E. J. Kuipers, « Risk of malignant progression in patients with Barrett’s oesophagus: a Dutch nationwide cohort study », Gut, vol. 59 (2010), p. 1030‑1036.

6

F. Hvid-Jensen, L. Pedersen, A. M. Drewes, H. T. Sorensen et P. Funch-Jensen, « Incidence of adenocarcinoma among patients with Barrett’s esophagus », The New England Journal of Medicine, vol. 365 (2011), p. 1375‑1383.

7

S. Wani, G. Falk, M. Hall, S. Gaddam, A. Wang, N. Gupta et coll., « Patients with nondysplastic Barrett’s esophagus have low risks for developing dysplasia or esophageal adenocarcinoma », Clinical Gastroenterology and Hepatology, vol. 9, nᵒ 3 (2011), p. 220‑227.

8

N. J. Shaheen et J. E. Richter, « Barrett’s oesophagus », The Lancet, vol. 373, nᵒ 9666 (2009), p. 850‑861.

9

S. J. Spechler et R. F. Souza, « Barrett’s esophagus », The New England Journal of Medicine, vol. 371 (2014), p. 836‑845.

10

H. Pohl et H. G. Welch, « The role of over diagnosis and reclassification in the marked increase of esophageal adenocarcinoma incidence », Journal of the National Cancer Institute, vol. 97 (2005), p. 142‑146.

11

N. J. Shaheen, G. W. Falk, P. G. Iyer et L. B. Gerson, « ACG Clinical Guideline: Diagnosis and Management of Barrett’s esophagus », The American Journal of Gastroenterology, vol. 111, nᵒ 1 (2016), p. 30‑50. DOI : 10.1038/ajg.2015.322.

12

S. Wani, B. Qumseya, S. Sultan et coll., « Endoscopic eradication therapy for patients with Barrett’s esophagus-associated dysplasia and intramucosal cancer », Gastrointestinal Endoscopy, vol. 87, nᵒ 4 (2018), p. 907‑931.

13

B. J. Reid et W. M. Weinstein, « Barrett’s esophagus and adenocarcinoma », Gastroenterology Clinics of North America, vol. 38 (1987), p. 477‑492.

14Canadian Cancer Statistics 2017. Available at: cancer.ca/Canadian-CancerStatistics-2017-EN.pdf (consulté 1 mars, 2019).

15

E. W. Gilbert, R. A. Luna, V. L. Harrison et J. G. Hunter, « Barrett’s esophagus: a review of the literature », Journal of Gastrointestinal Surgery, vol. 15 (2011), p. 708‑718.

16

G. M. Eisen, « Ablation therapy for Barrett’s esophagus », Gastrointestinal Endoscopy, vol. 58 (2003), p. 760‑769.

17

K. N. Phoa, F. G. Van Vilsteren, B. L. Weusten, R. Bisschops, E. J. Schoon, K. Ragunath et coll., « Radiofrequency ablation vs endoscopic surveillance for patients with Barrett esophagus and low-grade dysplasia: a randomized clinical trial », The Journal of the American Medical Association, vol. 311, nᵒ 12 (2014), p. 1209‑1217. DOI: 10.1001/jama.2014.2511.

18

W. A. Wolf, S. Pasricha, C. Cotton, N. Li, G Triadafilopoulos, V. Raman Muthusamy et coll.,  « Incidence of Esophageal Adenocarcinoma and Causes of Mortality After Radiofrequency Ablation of Barrett’s Esophagus », Gastroenterology, vol. 149, nᵒ 7 (2015), p. 1752‑1761.

*Canadian Cancer Statistics 2017. Available at: cancer.ca/Canadian-CancerStatistics-2017-EN.pdf (consulté 1 mars, 2019).