Incontinence par hyperactivité vésicale Votre santé

Les options de traitements

OPTIONS DE TRAITEMENTS

Une pathologie fréquente et invalidante 

L’hyperactivité vésicale touche 16.6 % de la population de plus de 40 ans en Europe1.

Avec plus de 3 millions de Français concernés2, l’incontinence urinaire constitue un véritable enjeu de santé publique.

Même si sa prévalence augmente avec l’âge, l’incontinence urinaire ne touche pas que les personnes âgées. Elle touche les femmes comme les hommes. 

Vécue comme un véritable handicap, elle plonge les personnes qui en souffrent dans un véritable désarroi en altérant considérablement leur qualité de vie.

Plus de 65% des hommes et 67% des femmes1 souffrant d’une hyperactivité vésicale estiment que leur pathologie a un impact négatif significatif sur leur qualité de vie. Au-delà du retentissement physique, l’incontinence urinaire non prise en charge a des conséquences psychologiques non négligeables et affecte la vie relationnelle des patients dans toutes ses dimensions à savoir sociale, affective ou professionnelle. Elle peut rapidement aboutir à l’isolement des patients.

À chacun sa solution

Même si le parcours est parfois long, des solutions sont disponibles et chaque patient peut disposer d’une thérapie adaptée à ses symptômes.

Lorsque l'incontinence par hyperactivité vésicale est secondaire à une cause, il faut bien entendu traiter la cause.

Lorsqu’elle est idiopathique, en première intention seront proposés :

  • Les mesures hygiéno-diététiques : adapter son alimentation et ses apports en fluides. Il est conseillé de diminuer les boissons si elles sont consommées en quantités trop importantes, limiter le café et le thé qui favorisent les urgenturies. Perdre un peu de poids peut aussi s’avérer utile.

  • La rééducation périneo-sphinctérienne : est réalisée par une sage-femme ou un kinésithérapeute spécialisé. Les séances de rééducation - environ une dizaine - ont pour but d’améliorer le tonus du sphincter et le contrôle de la vessie.

  • Les médicaments : il s’agit de médicaments de la classe des anticholinergiques. Leur rôle est de bloquer les transmissions nerveuses entre les nerfs qui contrôlent la vessie et le muscle vésical. Une nouvelle classe thérapeutique est disponible : les béta-3-agonistes, dont l'activation induit une relaxation des muscles lisses de la vessie.

Si ces traitements ne fonctionnent pas ou sont mal tolérés, d’autres solutions peuvent être proposées en seconde intention :

  • Les injections de toxine botulique dans la vessie : elles sont réalisées à plusieurs endroits dans la paroi de la vessie. Elles visent à réduire les contractions incontrôlées de la vessie et diminuer le besoin urgent en agissant sur des terminaisons nerveuses contenues dans la paroi.

  • La neuromodulation sacrée : la stimulation électrique en continu des nerfs sacrés qui assurent le bon fonctionnement des systèmes urinaire et fécal. 

Références

1

Milsom, et al. How widespread are the symptoms of an overactive bladder and how are they managed? A population-based prevalence study BJU Int. 2001 Jun;87(9):760-6.

2

Rapport sur le thème de l’incontinence urinaire, Ministère de la Santé et des Solidarités, avril 2007

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